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sicilienne

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Bien que le terme siciliana, ou alla siciliana, figure dans des compositions italiennes depuis la fin du Moyen Âge, rien ne prouve qu'il existe un lien quelconque entre cette forme musicale et le folklore sicilien. C'est une pièce instrumentale ou symphonique de caractère chantant, écrite à 6/8 ou 12/8 sur un rythme balancé qui évoque la barcarolle. Mais alors que celle-ci a connu sa plus grande vogue à l'époque romantique, la sicilienne a été abondamment cultivée au xviiie siècle pour être complètement abandonnée au xixe. Dans les suites ou concertos de J. S. Bach, Haendel et Telemann, pour ne citer que les principaux musiciens allemands influencés par le style italien, les mouvements lents sont fréquemment des siciliennes, dont on retrouve l'équivalent chez plus d'un compositeur italien ou français de l'époque baroque. Beaucoup plus récemment, le charme archaïque de la sicilienne a été redécouvert par des compositeurs modernes, notamment Gabriel Fauré dans sa musique de scène pour Pelléas et Mélisande.