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salut

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Introduit vers le xvie siècle comme interpolation à l'office de vêpres, après le Salve Regina d'où lui vint son nom, le salut (ou bénédiction) du saint sacrement (en abrégé « salut solennel », voire « salut » tout court) est une cérémonie semi-liturgique étrangère à l'office monastique. Il prenait place en fin d'après-midi et consistait, devant le saint sacrement exposé, en une série de chants librement choisis suivis d'une bénédiction avec l'ostensoir au chant du Tantum ergo (deux dernières strophes de l'hymne Pange lingua), puis d'un chant de sortie. La relative liberté laissée au choix des textes et la prédilection du roi Louis XIV pour cette cérémonie ont favorisé en France l'éclosion d'un ample répertoire de motets à elle destiné, et ont fait longtemps du salut, sur le plan musical, la plus riche des cérémonies du culte catholique. La plupart des motets de Lully, Charpentier, Lalande, etc., ont été écrits pour des saluts solennels. L'ordonnance habituelle des saluts comportait un motet pour la fête du temps, un motet à la Vierge et un chant du saint sacrement, puis le Tantum ergo (généralement chanté en plain-chant simple) et un chant de sortie. Mais cette ordonnance n'avait pas la fixité des offices liturgiques proprement dits.