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quinte

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

1. Intervalle produit, dans la gamme diatonique, entre deux notes distantes de 5 degrés, départ et arrivée inclus. Employé absolument, le terme désigne la quinte « juste », c'est-à-dire répondant théoriquement à la définition acoustique du rapport 3/2 correspondant aux harmoniques nos 2 et 3, abstraction faite des très légères différences d'intonation introduites par les divers tempéraments. Selon les degrés où elle se présente ou les altérations dont elle est affectée, la quinte peut être juste ou déformée. La quinte déformée (on disait autrefois « fausse quinte ») peut être soit augmentée (4 tons entiers, par exemple fa-do dièse), soit diminuée (2 tons entre 2 demi-tons, par exemple si-fa). La quinte déformée est considérée comme créant une tension qui demande résolution. Ce qui a été dit de la quarte au sujet de son importance structurelle (→ QUARTE) est également valable pour la quinte, et pour la même raison.

2. En harmonie, on donne le nom d'accord de « quinte à vide » à un accord parfait dont la tierce n'est pas exprimée. Le terme « accord de quinte » est en général évité à cause de son ambiguïté : il peut désigner en effet soit l'accord de quinte à vide, soit l'accord parfait intégral avec quinte et tierce.

3. En organologie, on donnait autrefois le nom de « quinte » à l'instrument à cordes de la famille des violes ou des violons qu'on désigne aujourd'hui sous le nom d'alto.

4. En facture d'orgue, on donne le nom de « jeu de quinte » à une famille de jeux de mutation faisant entendre soit la quinte de la fondamentale, soit (le plus souvent) l'une des octaves de cette quinte. Le plus courant des jeux de quinte est le « nasard » qui fait entendre la 12e (harmonique 3).

5. Dans l'ancien tempérament inégal, pour obtenir des tierces justes (5/4) et des quintes justes (4/3) sur les accords les plus employés, on sacrifiait ceux qu'on estimait d'un emploi moins fréquent. En principe on calculait les touches noires sous forme de 3 dièses (fa-do-sol) et 2 bémols (si-mi), de sorte qu'on jouait pour la bémol une note accordée en réalité comme sol dièse, ce qui rendait particulièrement faux les accords où se trouvaient mêlés un dièse et un bémol. Le maximum de discordance apparaissait entre les notes extrêmes de la chaîne, soit entre un la bémol qui était accordé comme sol dièse et un mi bémol qui était bien accordé comme mi bémol. Cette quinte la bémol/mi bémol portait le nom de « quinte du loup ».