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opera buffa

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Opéra italien de sujet comique, mais défini principalement par ses structures.

Généralement en 2 actes, il est bâti sur l'alternance du récitatif secco et de l'aria, mais comporte aussi des duos, ensembles, et au moins un finale concertant, ce qui, à l'origine, le différenciait de l'opera seria. Le terme n'apparut que lorsqu'une séparation nette fut établie entre les genres comique et tragique, intimement mêlés dans l'opéra au xviie siècle, durant lequel des œuvres entièrement comiques virent le jour à Rome ou Florence. Né à Naples au début du xviiie siècle (→ OPÉRA), l'opera buffa utilisa d'abord le dialecte, sollicita les plus grands compositeurs et emprunta de nombreux caractères à l'intermezzo, offrant néanmoins plus de variétés de structures grâce au nombre important de ses personnages. Plus réaliste que l'opera seria par le choix de sujets « quotidiens », il présenta en outre une typologie vocale moins abstraite, bien qu'il ait eu recours au travesti (plus tard au castrat), et il remporta un très grand succès. Dès 1750, il fit appel à des livrets d'une plus haute ambition, et donna naissance aux genres de la comédie, du dramma giocoso (Don Giovanni de Mozart) et du semiseria, conservant en commun avec ceux-ci le principe essentiel d'un grand finale concertant nouant l'intrigue au milieu de l'action. Réduit à un acte seul, il prenait le nom de burletta ou de farsa (giocosa, par opposition à la farsa sentimentale, issue du semiseria). Rossini mit un terme à la carrière du véritable opera buffa, lui substituant le dramma buffo ou comédie (cf. le Barbier de Séville, 1816) ou le genre semiseria, mais il survécut au travers de quelques tentatives de résurrection, notamment avec Don Pasquale (1843) de Donizetti, qui réutilisait le livret du Ser Marcantonio (1810) de Anelli et Pavesi.