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mystère ou mistère

(étymologie contestée, certains la rattachant au sens actuel dérivé de mysterium, d'autres à celui de ministerium, « office » ; les deux orthographes ont eu cours)

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Nom donné aux xve et xvie siècles à des représentations théâtrales de plein air (places publiques ou parvis d'églises), avec un déploiement de moyens important et un texte en vers pouvant en certains cas nécessiter plusieurs journées. Le sujet en est généralement religieux et emprunté soit à l'Ancien Testament (Mystère de Job) soit au Nouveau (Mystères de la Passion, débordant parfois largement leur titre), mais il pouvait aussi y avoir des sujets profanes (Mystère de la délivrance d'Orléans). Au xixe siècle, le terme fut indûment généralisé et parfois confondu avec le drame liturgique, dont le mystère constitue une dérivation, mais dont il reste fortement distinct.

Contrairement au drame liturgique, le mystère, toujours en langue vulgaire, n'a pas de caractère musical propre, mais il peut faire appel à des illustrations musicales, vocales ou instrumentales, à titre d'intermède ou de musique de scène. Son seul lien avec l'office réside dans le Te Deum, qui le clôt souvent par tradition, en souvenir de celui qui concluait le drame liturgique de matines, en se confondant avec le chant final de cet office.