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melologo

(gr. melos, « musique » et logos, « parole »)

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Mot espagnol désignant un genre dramatique très en faveur en Espagne à la fin du xviiie siècle et au début du xixe.

Il s'agissait d'une forme de mélodrame à un seul personnage (monodrame) monologuant en vers de 11 syllabes, avec des séquences orchestrales qui venaient couper et prolonger sa déclamation parlée. Le « mélodrame » à un seul personnage de Jean-Jacques Rousseau, Pygmalion, créé en 1770 à Lyon et représenté à Madrid en 1790, serait l'inspirateur de ce genre, dont Yvan Ignacio Gonzales del Castillo fut l'un des pionniers en Espagne. L'année suivante, Tomas del Iriarte créait son melologo Guzman el Bueno (créé à Cadix, 1790), un classique du genre, et plusieurs centaines de melologos furent composés, entre autres, par Blas de Laserna, Pablo del Moral, Manuel García, ainsi que par l'Allemand Georg Benda (Ariane à Naxos, Médée). C'est, sans doute, à partir de ce mot espagnol que Berlioz a forgé le terme de « mélologue » pour désigner son mélodrame à un seul personnage, Lélio (1831-32), dans lequel le compositeur lui-même se met en scène et suscite les interventions orchestrales (→ mélodrame).