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leçon

(traduction abusive du mot latin lectio : « lecture »)

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

On appelle leçon, dans les heures canoniales, des lectures latines placées en des endroits définis de l'office, et qui peuvent porter sur des textes de toute nature, principalement scripturaires (Ancien Testament), patristiques ou hagiographiques, cela à l'exclusion des livres du Nouveau Testament, réservés à la messe. Dans l'office chanté, la leçon est psalmodiée sur un timbre propre de récitation, mais certaines leçons ont parfois été traitées en musique figurée pour des offices particulièrement solennels. C'est le cas des leçons de ténèbres, forme créée en France vers 1660 par Michel Lambert, puis illustrée notamment par M. A. Charpentier, F. Couperin et M. R. Delalande, et qui porte sur les leçons nocturnes de la semaine sainte. Cette forme comportait trois leçons pour chacun des trois jours saints, chantées chaque fois la veille (mercredi, jeudi, vendredi) dans une église où les lumières étaient progressivement éteintes.

Par analogie, on a aussi donné le nom de « leçons » à des textes non liturgiques psalmodiés à la manière des lectures de l'office ; cette dénomination s'est même appliquée à des poèmes chantés en langue vernaculaire, telle la Vie de sainte Foy d'Agen (xie s.), qualifiée par l'auteur lui-même de « leçon lue sur le 1er ton » ; ce qui porte un témoignage particulièrement flagrant sur la dérivation liturgique des cantilènes romanes.