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ionien

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Adjectif se rapportant à une peuplade de la côte orientale de la mer Égée, en Asie Mineure, dont le territoire est aujourd'hui en pays turc.

L'entrée du terme ionien, ou iastien, dans l'histoire musicale se situe chez Platon, qui mentionne dans la République l'harmonie ionienne comme l'une des six échelles sur lesquelles il légifère. Il la décrit comme « sans vigueur et propre aux buveurs », et la proscrit comme amollissante. Aristide Quintilien (iie s.) nous en donne la composition, qui est celle d'une échelle formée au grave d'un tétracorde enharmonique (mi-la) et à l'aigu d'un tétracorde conjoint défectif (la-do-ré). On n'en parle plus ensuite ni comme harmonie, ni parmi les tons de hauteur primitifs, jusqu'au moment où, la nomenclature de ceux-ci ayant été dédoublée (probablement fin ive s.), le nom de ionien fut attribué, sans doute arbitrairement, au phrygien grave des treize tons d'Arsitoxène ; on le dota alors comme les autres d'un hypo-, et plus tard d'un hyper- qui permit d'atteindre le chiffre maximum de quinze tons. Non retenu par la nomenclature pseudo-grecque des modes grégoriens, il réapparaît à nouveau chez les théoriciens humanistes du xvie siècle, sur la foi desquels il est réintroduit parmi les « tons de plain-chant » des organistes aux xviie-xviiie siècles, tantôt avec le sens de mode de do (Glarean, 1547), tantôt avec celui de mode de la (Zarlino, 1573).