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intermède

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Forme théâtrale qui remonte à l'époque médiévale (mystères, drames liturgiques).

À la Renaissance, l'intermède, exécuté entre les actes d'une tragédie, d'une comédie, d'une pastorale, etc., comporte des danses et des pièces vocales. En Italie, l'arrivée de la monodie accompagnée, mêlée à des chœurs et à des danses instrumentales, contribua à donner aux intermèdes une place de plus en plus importante dans les spectacles de la Renaissance, créés à l'occasion des cérémonies de cour. Le genre pénétra en France, sous l'influence italienne, au cours de la seconde moitié du xvie siècle. Il continua sa carrière au siècle suivant, placé entre les actes d'une tragédie, d'une pastorale ou pour agrémenter une pièce à machines. Parfois, la forme s'inspirait directement de la commedia dell'arte, comme les comédies-ballets de Molière que Lully mit en musique. Au xviiie siècle, Rameau appela « intermèdes » les parties musicales de la comédie de Voltaire la Princesse de Navarre, représentée à l'occasion des fêtes de la cour (1745). Quelques années plus tard, Rousseau ajouta ce terme comme sous-titre à son Devin du village (1753).

Depuis lors, l'intermède, ou intermezzo, désigne tout épisode qui sert de lien entre les actes d'une pièce ou d'un opéra. À titre d'exemple, on peut citer l'Intermezzo de Manon Lescaut (Puccini) ou celui de Fennimore and Gerda (F. Delius).