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forme

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Ce mot est employé dans deux sens : un sens général s'appliquant à toute musique ; un sens particulier, celui du schéma de construction selon lequel est construite une œuvre donnée.

Dans le sens général, sa signification est semblable à celle qu'il possède dans tous les autres arts : c'est ce qui fait que l'œuvre est perçue comme étant quelque chose de plus (et de mieux) que le résultat du hasard, et qu'elle est plus (et mieux) que la somme de ses parties (cf. Schönberg : « La forme est tout ce qui assure la logique et la cohérence du discours musical. »). Certains compositeurs ont parfois nourri l'illusion d'une musique « sans forme » (Varèse, Cage). La discussion d'une telle idée demanderait de longs débats philosophiques. On peut aussi prétendre qu'il existe toujours une forme et qu'elle est seulement plus ou moins banale ou complexe. Dans le sens particulier, la forme désigne un schéma de construction plus ou moins élaboré, caractérisant soit une œuvre donnée, soit tout un type d'œuvres. Par exemple, la forme fugue, la forme sonate, la forme rondo, la forme passacaille, etc. Il faut alors faire la différence entre la forme dite d'école, qui correspond à un schéma très strict, et dont l'application est un excellent exercice pour l'étudiant en composition, mais dont le résultat est presque toujours une œuvre seulement académique ; et la forme dite libre dans laquelle, l'esprit du schéma étant conservé, le compositeur introduit les variantes les plus originales. Par exemple, la plupart des Sonates de Beethoven sont des modèles d'une libre interprétation de la forme sonate traitée avec une géniale imagination.