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entrée

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

1. Synonyme d'arrivée, l'entrée est le moment de fêter en musique la venue d'un personnage, ou d'un groupe de personnages, en scène, dans une ville ou à l'église. La notion d'« entrée » liée à la musique a une origine très ancienne. Vers la fin du Moyen Âge, il existait des sortes de ballets (entremets) où les participants, déguisés et masqués, entraient accompagnés de musique. Depuis fort longtemps, des pièces de circonstance ont été composées ou improvisées pour célébrer l'entrée dans une ville d'un roi ou d'une personnalité importante. Ainsi, H. Purcell, au xviie siècle, en a écrit un certain nombre (par exemple, Fly, bold rebellion pour célébrer le retour de Charles II à Londres).

Dans le ballet de cour français, les différentes scènes dansées s'appelaient des entrées. Le même principe se perpétua, d'abord dans les comédies-ballets où des entrées de ballet formaient des intermèdes musicaux au sein de la comédie (par exemple, « Entrée des Scaramouches, Travelins et Arlequins » dans le Bourgeois gentilhomme de Molière et Lully), puis dans l'opéra-ballet où, selon J.-J. Rousseau, « chaque acte forme un sujet séparé ; l'entrée de Vertumne dans les Élémens (Destouches) ; l'entrée des Incas dans les Indes galantes (Rameau) ».

2. Dans une partition, entrée désigne l'apparition d'un thème musical, l'intervention d'une nouvelle partie instrumentale ou vocale. On parle ainsi de l'entrée des voix dans une fugue.

3. Enfin, l'entrée est parfois une sorte de prélude ou d'ouverture, servant d'introduction à une suite de pièces (v. intrada).