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doïne ou doïna

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

D'origine vraisemblablement orientale, la doïna proprement dite appartient au folklore roumain et consiste en de courtes formules plus ou moins fixées dans une échelle diatonique limitée, sur lesquelles l'interprète improvise et bâtit une mélodie.

Très proche, par certains côtés, de la psalmodie liturgique, elle s'en éloigne cependant en faisant intervenir au milieu du style syllabique de brusques ornements, vocalises et gloussements, et en alternant sections chantées et sections parlées. À cause de son caractère lent et mélancolique, on baptise maintenant doïna toute pièce musicale ayant ces caractéristiques (« chant long », plaintif), quelle qu'en soit sa structure. Depuis longtemps l'un des principaux attributs du folklore roumain, elle a, dès le xixe siècle, intéressé les compositeurs (on en relève des exemples, en 1850, dans les Airs nationaux roumains de Henri Ehrlich, élève de Chopin). Mais c'est Bartók qui, le premier, en a fait une étude détaillée (Volksmusik der Rumänen von Marameresch). La doïna a, depuis lors, fait son entrée dans la musique classique roumaine avec les cahiers de Doïne de Stan Golestan et par l'influence qu'elle a exercée sur les œuvres de compositeurs comme G. Enesco, par exemple.