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discothèque

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Le terme de discothèque est utilisé dans trois acceptions différentes.

Lieu de stockage de disques,

la discothèque est généralement organisée en casiers et rayonnages. Le mode de conservation des disques le plus rationnel est l'empilement à l'horizontale, en très petites quantités : tout risque de voile est ainsi écarté, mais il faut éviter le danger d'écrasement des disques. C'est pourquoi on préfère le plus souvent le stockage vertical, qui doit s'effectuer en casiers assez étroits dans lesquels les disques resteront serrés, pour demeurer constamment à la verticale. Pour ces différentes raisons, le groupage de disques en coffrets (éventuellement calés par de la mousse à l'intérieur du coffret) est préférable aux simples pochettes cartonnées. Température et humidité de la discothèque doivent être maintenues dans des valeurs normales et régulières, les disques redoutant particulièrement les excès de chaleur et de siccité. Le classement des disques ne pose guère de difficultés pour les discothèques d'amateurs possédant quelques dizaines ou quelques centaines d'enregistrements : par ordre alphabétique de compositeurs, par époques ou par genres musicaux. Dans les grandes discothèques, il est nécessaire de passer par un fichier qui renvoie au lieu de classement.

Organismes publics ou privés,

les discothèques de consultation ou de prêt acquièrent des enregistrements et en assurent la conservation à l'usage du public professionnel ou amateur. Ce sont les discothèques municipales de prêt, organisées à l'image des bibliothèques municipales et sur le modèle de la Discothèque de France, créée en 1959 à Paris, les discothèques d'entreprises ou de documentation pédagogique, les phonothèques et discothèques de consultation et de documentation de grandes instances : Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou (centre Beaubourg), conservatoires et universités, musées d'ethnologie et d'ethnomusicologie, centres culturels, etc. Les deux plus grandes discothèques françaises sont constituées par le fonds de la Phonothèque nationale, dépendant de la Bibliothèque nationale, qui régit le dépôt légal, et celui de la radio : discothèque centrale de Radio-France (1 500 000 disques) et phonothèque de l'Institut national de l'audiovisuel (archives sonores de la radio). Selon leurs statuts, ces discothèques assurent la consultation ou le prêt au grand public ou à des bénéficiaires particuliers.

On appelle aussi discothèques des « boîtes de nuit » où l'on se réunit pour danser et écouter de la musique enregistrée.