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degré

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Terme employé en analyse musicale pour désigner toute note de l'échelle tonale ou modale considérée dans sa fonction, c'est-à-dire par rapport au son de référence (tonique dans la musique tonale), numéroté I par définition.

Les Grecs analysaient leurs degrés par rapport aux tétracordes, en leur donnant des noms sans les numéroter ; le chant grégorien les situait par rapport à un noyau, variable selon le mode, déterminé par le binôme finale-teneur ou corde de récitation (dite plus tard « dominante »), et non pas par hexacordes comme on le croit parfois : l'hexacorde n'a jamais été rien d'autre qu'une convention solfégique, servant à la solmisation. La musique harmonique a été la première à considérer ses degrés par rapport à l'octave et à dicter leur équivalence d'une octave à une autre : elle les numérote donc en montant de I à VIII selon l'échelle diatonique, opère une mutation VIII I et recommence ensuite. Certains auteurs n'emploient pas le chiffrage VIII et passent directement de VII à I. Les degrés chromatiques sont exclus de la numérotation : on les considère soit comme des notes de passage entre deux degrés voisins, soit comme de simples déplacements des degrés diatoniques, le plus souvent causés par l'attraction exercée par des degrés forts sur les degrés faibles. Outre leur numérotation, les degrés de la musique tonale ont aussi reçu des noms de fonction : I (ou VIII) tonique, III médiante, IV sous-dominante, V dominante, VII sous-tonique, dite « sensible » lorsqu'elle est à un demi-ton de VIII ; les noms de fonction des degrés II (sus-tonique) et VI (sus-dominante) sont peu employés.