En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

crescendo

(ital. crescere, « augmenter »)

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

1. Indication de nuance qui commande l'augmentation progressive de l'intensité sonore, par exemple de piano (p) à fortissimo (ff), et qui peut aussi bien s'appliquer à quelques notes qu'à un grand nombre de mesures (la totalité de l'œuvre en ce qui concerne le Boléro de Ravel). Son symbole graphique est un angle aigu couché sous la portée, la pointe du côté gauche (S). Son contraire est decrescendo. Avant que le mot lui-même n'apparaisse dans la terminologie musicale (début xviiie s.), l'effet auquel il correspond était employé, désigné dans les partitions par des expressions telles que piano, un poco forte, più forte.

2. Associé à l'opéra italien du début du xixe siècle, ce terme est devenu synonyme d'un procédé d'orchestre consistant à répéter de nombreuses fois une phrase musicale assez courte (deux ou quatre mesures) ou un fragment de cette même phrase, le crescendo étant obtenu non par l'accroissement de sonorité de chaque exécutant, mais par l'adjonction de nouveaux instruments à chaque répétition du thème. Ce procédé, dont Giuseppe Mosca et Pietro Generali revendiquèrent l'« invention », fut employé avec succès par Mayr et popularisé par Rossini (surnommé « Monsieur Crescendo »), qui l'utilisa non seulement dans ses ouvertures d'opéra (après l'exposition du second thème), mais également dans l'accompagnement orchestral des arias.