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clef

(en lat. clavis)

Clefs en musique
Clefs en musique

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Signe conventionnel attribué à une note définie, et qui, placé sur une ligne déterminée de la portée, indique la correspondance entre cette note et cette ligne.

On emploie trois sortes de clefs qui correspondent aux trois notes sol, fa et do, ces dernières conservant leur nom archaïque clefs d'« ut », et on les place sur certaines lignes à l'exclusion des autres. La clef se place normalement au début de chaque portée et se répète à chaque ligne. On compte aujourd'hui cinq clefs usuelles : fa 4e, sol 2e, ut 1re, ut 3e et ut 4e. Les solfégistes y ajoutent deux clefs fictives ( fa 3e et ut 2e) qui ne sont plus employées, mais qui complètent un système de sept clefs connu dans les conservatoires et grâce auquel, selon la clef choisie, n'importe quelle note écrite peut prendre n'importe quel nom de note. Ce procédé est commode, notamment à l'école, pour l'étude de la transposition.

Le système des « sept clefs » :

Le mot clef désignait, dans la théorie médiévale, non pas le signe, mais le nom de la note, pris en fonction de sa position sur le clavier (qui tire de là son nom) par opposition à la voix (vox) qui était le nom de la note énoncé en fonction des intervalles où elle s'insérait. Chaque note avait ainsi une clavis fixe, désignée par une lettre, et plusieurs voces mobiles (syllabes) entre lesquelles on choisissait ; par exemple, notre la actuel était, dans le système appelé solmisation, A « la "-" mi "-" ré ». C'est pourquoi on a donné le nom de clef à la lettre que l'on inscrivait sur la portée pour en déterminer les correspondances. Au début, on pouvait employer toutes les lettres, mais on choisit de préférence celles qui commandaient la place du demi-ton : soit le B (rond ou carré), soit le C ou le F qui, s'ajoutant parfois au B, sont devenus les premières clefs, dites d'ut ou de fa. Le G (clef de sol aujourd'hui très usitée) vint plus tard.

Les clefs furent d'abord écrites en lettres ordinaires, généralement minuscules, puis se stylisèrent en prenant progressivement les formes que nous connaissons actuellement.

À l'origine, la clef la plus usuelle était la clef d'ut, placée sur n'importe quelle ligne, et relayée par la clef de fa lorsque l'écriture descendait trop bas : c'est encore le système employé en grégorien. La clef de sol n'intervenait qu'exceptionnellement. Son usage se développa au cours des xviie et xviiie siècles et spécialement avec l'écriture du clavecin, puis du piano-forte, qui abandonna peu à peu la clef d'ut pour la clef de sol de main droite. Les clefs d'ut n'existent plus, aujourd'hui, que pour quelques rares instruments comme l'alto (3e ligne), le basson ou le violoncelle (4e ligne). À l'inverse, l'extension de la clef de sol a entraîné vers 1850, pour la voix de ténor, la création d'une clef de « sol » transpositrice, par laquelle il faut entendre les notes écrites une octave plus bas.

À l'origine les clefs pouvaient se placer sur toutes les lignes de la portée. Peu à peu, s'établit le système par lequel on employait la clef de fa pour les parties de basse et trois clefs d'ut pour les autres voix allant de la 1re à la 4e ligne. On obtenait ainsi un classement des voix

d'après la clef employée : ut 1re ligne désignait le superius (soprano), ut 2e ligne le « second dessus » (mezzo-soprano), ut 3e ligne le « bas-dessus » (contralto ou haute-contre), ut 4e ligne la taille (ténor ou parfois baryton). Ce système est tombé en désuétude de nos jours ; depuis un siècle l'usage habituel est devenu : soprano et alto (sol 2e ligne), ténor (sol transpositeur), basse ( fa 4e ligne).