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clarino

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Nom donné, jusqu'à la fin du xviiie siècle, à une sorte de trompette qui permettait d'exécuter les passages suraigus que comporte fréquemment la musique baroque, et dont l'exemple le plus célèbre est fourni par le Deuxième Concert brandebourgeois de J. S. Bach. Si l'existence de cet instrument ne fait aucun doute, les musicologues en sont encore réduits aux hypothèses sur sa nature exacte et sa construction, car aucun exemplaire n'est parvenu jusqu'à nous. La trompette naturelle ­ c'est-à-dire démunie des pistons qui ne furent mis au point que vers 1830 ­ n'émet en effet que les harmoniques du son fondamental, harmoniques qui ne se suivent par degrés conjoints que dans une tessiture très élevée, purement théorique en ce qui concerne les instruments de perce et de dimensions normales. On a évoqué la possibilité d'une trompette à anche, ou à trous, ou comportant à la fois une anche et des trous. Mais de récentes tentatives de reconstitution donnent à penser que le clarino était plutôt une véritable trompette munie d'une très petite embouchure, dont le très long tube était plusieurs fois enroulé sur lui-même, en forme de cercle, à la manière du cor de poste (posthorn). Encore l'instrument de ce type exige-t-il une prodigieuse virtuosité, mal récompensée par la fausseté de la plupart des notes. Le clarino est aujourd'hui avantageusement remplacé par la petite trompette en si bémol aigu à quatre pistons, le quatrième ayant pour effet de transposer l'instrument dans le ton de fa.