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claque

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

L'usage de la « brigade des acclamations » dans le domaine du spectacle est vraisemblablement aussi ancien qu'en matière politique, tant il est naturel qu'un auteur ou un interprète mobilise son entourage pour s'assurer un minimum d'applaudissements et entraîner l'adhésion générale.

C'est seulement vers la fin de l'Ancien Régime que cette sorte de cabale à rebours commença à s'organiser pour devenir au siècle suivant une véritable institution, surtout dans les théâtres d'opéra et de ballet. Le chef de claque distribuait à ses troupes des billets gratuits, ou à tarif très réduit, et les plaçait en des points stratégiques de la salle avec mission de manifester un enthousiasme de commande selon des instructions précises. On devine à quels abus pouvait donner lieu l'influence d'une claque non seulement tolérée, mais quasi officielle. Ce sont justement ces abus qui amenèrent sa disparition ­ du moins sous cette forme ­ dans les dernières années du xixe siècle. Depuis, il est toujours possible de recourir à une « claque sauvage », mais ce n'est pas sans risque, indépendamment des frais de l'opération. En l'absence des grands chefs de claque d'antan, qui étaient de fins psychologues, les applaudissements sont en effet aujourd'hui souvent intempestifs et provoquent dans le public des réactions contraires au but recherché.