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chorégraphie

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Ensemble des mouvements, pas, figures de danse, enchaînements et gestes mimiques qui constituent un ballet, à l'exclusion de la musique et de la décoration.

Cette acception moderne du terme l'emporte largement sur le sens étymologique, qui désigne la transcription de la danse au moyen de signes conventionnels.

Très tôt, en effet, des chercheurs se sont efforcés de noter la danse par une écriture comparable à celle de la musique. Dans son Orchésographie (1588), le chanoine Jehan Tabourot (Thoinot Arbeau) présentait un système purement descriptif. Mais, dès 1701, Feuillet proposait dans sa Chorégraphie un véritable système sténographique, que supplanta Magny en 1765 avec un ouvrage beaucoup plus approfondi : les Principes de chorégraphie. Arthur Saint-Léon, premier danseur et maître de ballet de l'Opéra, inventa pour sa part, en 1852, une ingénieuse « sténochorégraphie ». Il y a eu, depuis, le système du Russe Stepanov, qu'employait encore naguère Léonide Massine, et surtout celui de Rudolf von Laban, la « labanotation », mise au point en 1928 et perfectionnée trois ans plus tard par le Français Conti.

Aucun de ces systèmes, trop compliqués ou insuffisamment précis, ne s'est vraiment imposé. La raison principale de cet échec réside sans doute dans le fait que la plupart des chorégraphes jugent inutile, sinon nuisible, de mettre la danse en conserve. C'était déjà le cas de Noverre au xviiie siècle, et George Balanchine, de nos jours, est à peu près du même avis, bien qu'il ait préfacé un traité de « labanotation ». Il est encore très rare qu'un ballet soit « écrit » d'avance, et c'est au cours des répétitions que les idées du chorégraphe prennent forme. Quant à la reconstitution d'un ballet qui n'a pas été représenté depuis plusieurs années, elle dépend finalement de la mémoire du chorégraphe, de celle d'un maître de ballet ou d'un de ses anciens interprètes. Le cinéma (Léonide Massine, par exemple a systématiquement filmé ses derniers ballets) est d'un grand secours en pareil cas.