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chantre

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Transcription littérale du mot latin cantor qui signifie « chanteur », mais dont, si l'on excepte un emploi poétique détourné de son sens musical (le « chantre des amours »), l'usage s'est restreint à la musique d'église.

Les chantres ont été longtemps considérés comme des membres du clergé ; ils étaient organisés, au Moyen Âge, selon une hiérarchie (sous-chantres, chantres, préchantres), qui faisait de leur état une véritable fonction ecclésiastique : le préchantre portait gants, anneau et bâton et venait immédiatement après l'évêque. Ils sont devenus, aujourd'hui, de simples employés d'église et tendent même à disparaître dans l'après-concile.

Bien que l'on ait parfois, surtout aux xve et xvie siècles, employé le mot « chantre » pour les chanteurs de maîtrise, il a cessé d'avoir cours dans cette acception et s'est appliqué surtout aux chanteurs spécialisés chargés du plain-chant, et qui, même laïcs, pouvaient revêtir pour l'office des ornements ecclésiastiques, tels que soutane, surplis et chape, et prendre place dans le chœur comme de véritables ministres du culte.