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basson

Basson
Basson

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Instrument à vent de la famille des bois, fait de deux tubes de bois parallèles, d'érable ou de palissandre, adaptés à une « culasse » qui les met en communication de sorte qu'ils forment un seul tuyau sonore continu.

La « branche » antérieure est surmontée d'un pavillon ; l'autre, plus étroite et plus courte, supporte un mince tuyau de cuivre recourbé, le bocal, au bout duquel est fixée l'anche double de roseau. L'étendue du basson est considérable : 3 octaves et 1 quinte, partant du si bémol grave. Son timbre va d'un grave robuste, incisif, à un aigu un peu « bouché », capable d'une grande expression, en passant par un médium ferme mais doux.

Le basson descend du fagotto, qui existait dès le xive siècle. Mersenne parle de fagot dans son Harmonie universelle de 1636, et ce nom, qui évoque l'aspect de l'instrument, un paquet de bois, est conservé en allemand (Fagott) et en italien (fagotto). Très utilisé dans les ensembles symphoniques au xviiie siècle, notamment pour doubler et renforcer les basses, le développement progressif de sa technique permit son emploi dans les formations de chambre (quintette KV 452 de Mozart, octuors de Beethoven, de Schubert). Il n'en était pas moins, jusqu'à l'époque romantique, d'une pratique difficile et d'une justesse approximative, malgré les efforts et l'ingéniosité de nombreux facteurs. L'Allemand Johann Adam Heckel (1812 ?-1877) apporta des perfectionnements décisifs et développa un instrument muni de 24 clés et 5 soupapes. À la même époque, les recherches de plusieurs facteurs français contribuèrent aussi à donner au basson ses caractéristiques définitives. Il faut noter que la mise au point du contrebasson, plus grave d'une octave, se révéla encore plus délicate.