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basse continue

(ital. basso continuo ; all. generalbass ; angl. thorough-bass)

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Mode d'écriture inauguré en Italie, au début du xviie siècle, avec les premiers opéras et généralisé partout, ensuite, jusqu'au milieu du xviiie siècle, avant de disparaître totalement vers 1775.

Son apogée coïncida avec celle de l'art baroque en musique. Le principe en était de sous-entendre, dans tout ensemble instrumental ou vocal, la présence d'un accompagnement de remplissage, réalisé sur un instrument polyphonique (orgue, clavecin, luth, théorbe, etc.) et dont seule était écrite la basse, chiffrée ou non. Cette basse était généralement doublée par un autre instrument tel que la basse de viole, le violoncelle, le basson, etc., et comportait soit de simples basses réelles d'accords de soutien, soit une ligne mélodique et concertante. L'existence de la basse continue était considérée comme normale et toute absence d'indication contraire supposait sa présence (→ TASTO SOLO). Ainsi est-il souhaitable que, même en l'absence d'indication formelle à ce sujet, un clavecin prête son concours à l'exécution de certains mouvements lents des premières symphonies « classiques », de Haydn en particulier, pour compléter l'harmonie. La disparition de la basse continue coïncida avec l'abandon du clavecin au profit du piano-forte dans la seconde moitié du xviiie siècle.