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aulos

(pluriel : auloi)

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Terme général pour désigner un instrument à vent employé par les Grecs et les Romains.

Formé à l'origine d'un roseau, l'aulos fut ensuite fait en bois, en métal ou en ivoire. C'était une sorte de chalumeau commun à plusieurs civilisations antiques : Sumer, Babylone, l'Égypte. Les céramiques grecques, du viiie au ive siècle av. J.-C., représentent de nombreux instruments, très souvent faits de 2 tuyaux ; l'un d'eux, plus grave, servait de basse et l'autre de chant. Le nombre de trous pouvait varier de 4 à 15, selon les époques.

On observe 2 sortes d'auloi : les auloi à embouchure de flûte, parmi lesquels on trouve le monaulos, ou flûte droite, et la syrinx, ou flûte de Pan, à plusieurs tuyaux, très répandue ; et les auloi à anche double qui ont une tessiture plus grave.

Certains auloi avaient des fonctions précises : le plus petit, ou parthenos, accompagnait les funérailles ou les sérénades ; le païdikon accompagnait les fêtes et les banquets ; le kitharisteros était joué dans les tragédies ; le teleios accompagnait les « pean » ; enfin, l'hyperteleios, le plus grave, accompagnait les libations aux dieux.

Les auloi étaient non seulement des instruments orgiastiques, mais aussi des instruments très utilisés dans les grands concours musicaux. Bien que n'ayant pas un son très puissant, ils pouvaient être utilisés pour marquer la cadence des rameurs ou faire défiler les gymnastes ou les soldats, car le son en était pénétrant. Il semble que l'aulos double devait toujours faire entendre deux sons à la fois, car il était impossible à l'aulète de souffler dans un seul tuyau sans souffler dans l'autre. Dans les comédies d'Aristophane, on joue de l'aulos durant les intermèdes. On disait que les dieux de l'Olympe avaient peu de goût pour l'aulos, car il appartenait à Dionysos, aux silènes et aux ménades.