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altération

Dièse et double dièse
Dièse et double dièse

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

1. Modification de la hauteur d'un son par l'adjonction d'un signe qui le hausse ou le baisse toujours à partir de son état « naturel ».

Dans la musique occidentale classique, où l'unité d'intervalle est le demi-ton, les altérations usuelles sont le dièse qui hausse la note d'un demi-ton, et le bémol qui la baisse d'un demi-ton ; il existe des altérations doubles (double dièse , double bémol ), dont l'effet est de hausser ou baisser la note de deux demi-tons, c'est-à-dire, dans la pratique, d'un ton, mais sans que cet intervalle d'un ton puisse harmoniquement être analysé comme tel, les deux demi-tons étant rarement de même nature. Le bécarre n'est pas un signe d'altération au sens propre, mais un signe d'annulation qui interrompt l'effet d'une altération antérieure pour remettre la note dans son état naturel. Dans certaines musiques orientales, et parfois dans la musique occidentale, lorsque le quart de ton intervient, le demi-dièse et le demi-bémol peuvent être employés. Enfin, les humanistes du xvie siècle avaient quelque temps prôné, en vue d'un « chromatisme » imité des Grecs, différentes hauteurs de dièse , représentant respectivement un, deux ou trois quarts de ton.

Les altérations peuvent être constitutives ou passagères, selon qu'elles appartiennent ou non à la gamme de la tonalité en cours. Les altérations constitutives de la tonalité initiale d'un morceau, écrites une fois pour toutes au début de ce morceau, forment l'armature (ou armure) et demeurent valables tant qu'elles figurent à la clef, même si la tonalité change.

À ces altérations d'armature s'opposent les altérations accidentelles, qui sont, elles, écrites en cours de texte et ne restent valables que la durée d'une mesure, ou moins encore si plus

loin, dans la même mesure, elles sont annulées par un bécarre ou une autre altération.

Le sens actuel des altérations, tel qu'il vient d'être exposé, ne s'est fixé, progressivement, qu'au cours du xviiie siècle. Lire une partition antérieure selon les conventions du solfège actuel exposerait donc à de graves erreurs.

2. On appelle altération d'un accord la modification de hauteur d'un ou plusieurs de ses sons, considérés sur le plan harmonique par rapport à la composition normale de l'accord (→ ACCORD).

3. On appelle altération d'un intervalle son extension ou son resserrement au-delà de son état juste, majeur ou mineur.