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Jean Wiéner

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Pianiste et compositeur français (Paris 1896 – id. 1982).

Après avoir été encouragé par Gabriel Fauré, il fut au Conservatoire (jusqu'en 1914) l'élève d'André Gédalge. Par l'intermédiaire du pianiste Yves Nat, il eut son premier contact avec la musique négro-américaine, qu'il s'attacha à divulguer après la Première Guerre mondiale. Le 28 avril 1920, il donna son premier récital, Salle Érard, avec la cantatrice Jane Bathori. À la même époque, il attirait l'attention avec une Sonatine syncopée, suivie d'une Suite pour piano et violon, où se mêlaient formules classiques et rythmes américains. Cette « salade », chère à Jean Wiéner, fut aussi mise en pratique dans les programmes des concerts qu'il organisa de 1921 à 1925 : des musiques de jazz y côtoient des créations d'ouvrages contemporains classiques comme Pierrot lunaire de Schönberg, donné pour la première fois en France sous la direction de Darius Milhaud (1921).

En 1933, Wiéner composa sa première musique de film (l'Âne de Buridan). Il devait en signer près de trois cents, dont la plus populaire demeure sans doute celle de Touchez pas au grisbi ! (1954). En 1938, il participa à l'un des spectacles du Front populaire et devint critique musical à Ce soir. On lui doit encore de très nombreuses musiques de scène, un Concerto franco-américain (1923), un Concerto pour accordéon (1964), un Concerto à deux guitares destiné à Ida Presti et Alexandre Lagoya et une Sonate pour violoncelle (1968) demandée par Rostropovitch. Il a publié ses mémoires en 1978 sous le titre Allegro appassionato.