En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Henri Vieuxtemps

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Violoniste et compositeur belge (Verviers 1820 – Mustapha, près d'Alger, 1881).

Il prend ses premières leçons avec son père et avec un musicien local. À six ans, il joue en public un concerto de Rode. L'année suivante, Bériot, impressionné par ses dons, l'emmène à Paris et le prend comme élève. En 1831, après le départ de Bériot pour l'Italie, il revient à Bruxelles. En 1833, il fait un voyage en Allemagne où il obtient un grand succès et rencontre Spohr. Il passe l'hiver à Vienne où il travaille le contrepoint avec Sechter, et, en 1834, fait la connaissance de Paganini à Londres. En 1835, il étudie la composition avec Reicha à Paris. De cette époque datent ses premières œuvres. En 1837, il va à Vienne. Il voyage également en Russie (1838) et en Amérique (1844). De 1846 à 1852, il est violon solo du tsar et professeur au conservatoire de Saint-Pétersbourg. Il fait plusieurs tournées aux États-Unis, en 1857-58 avec Thalberg, et en 1870-71. De 1871 à 1873, il enseigne au conservatoire de Bruxelles, où il a Ysaye pour élève.

Chef de l'école belge du violon, il a surtout composé pour son instrument. Si ses transcriptions et fantaisies, écrites pour mettre en valeur la virtuosité de l'interprète, sont aujourd'hui démodées, certains de ses concertos ­ notamment le 4e en mineur op. 31, que Berlioz appelait « une magnifique symphonie avec violon principal », et le 5e en la mineur op. 37 ­ sont encore maintenant au répertoire des plus grands violonistes.