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Pauline Viardot

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Mezzo-soprano française, d'origine espagnole (Paris 1821 – id. 1910).

Elle était la fille de Manuel García et la sœur cadette de Maria Malibran. Elle étudia le chant avec son père et le piano avec Liszt, et fit ses débuts à Bruxelles en 1837 dans Otello de Rossini, puis à Londres. Engagée au Théâtre-Italien de Paris en 1839, elle devait épouser, deux ans plus tard, son directeur Louis Viardot. Meyerbeer écrivit pour elle le rôle de Fides dans le Prophète. Sa voix de mezzo était à la fois très puissante et très agile, plus dramatique que véritablement belle. La grande étendue de son registre lui permit d'aborder certains rôles de soprano, comme Valentine des Huguenots et même Norma.

Ce fut une artiste considérable qui marquait de son empreinte tous les ouvrages qu'elle abordait. Berlioz l'admirait beaucoup et réalisa pour elle sa version de l'Orphée de Gluck (1859). En 1861, elle aborda Alceste. Elle parut en scène pour la dernière fois en 1863, mais participa encore en 1874 à une représentation privée du second acte de Samson et Dalila que Saint-Saëns lui avait dédié. Elle fut la maîtresse de Tourgueniev, l'amie intime de Schumann, composait elle-même de la musique, écrivait des poèmes et peignait.