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Cypriende Rore

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Musicien flamand (Malines 1515 ou 1516 – Parme 1565).

Le nom de Rore paraît être la transposition latine du néerlandais Dauwens (de Rosée). Ses maîtres ne nous sont pas connus, mis à part Antoine Barbé, chef de chant à Notre-Dame d'Anvers. À peine âgé de dix-neuf ans, il quitte les Pays-Bas pour Venise et devient chantre à Saint-Marc, sous la direction d'un autre Flamand, le célèbre Adrian Willaert. De cette période vénitienne date un Premier Livre de madrigaux (1542).

En 1547 (sans doute dès 1545), il est attaché à la cour des Este à Ferrare et y rencontre Nicolo Vicentino dont les théories sur les systèmes chromatique et enharmonique de l'Antiquité (L'Antica Musica ridotta a la moderna prattica) auront une influence déterminante sur ses œuvres.

À la suite d'un séjour prolongé à Anvers en 1558 (où il était venu rendre visite à ses parents), il perd le bénéfice de sa charge de maître de chapelle à Ferrare. Après un court intermède au service du duc de Parme, Octave Farnèse (1561), il est choisi comme maître de chapelle à Saint-Marc de Venise, à la mort de Willaert. Mais il ne retire pas d'une telle charge tous les avantages escomptés et revient en 1564 au service du duc de Parme pour mourir à ce poste un an plus tard.

De son vivant, de Rore a été considéré comme l'un des plus grands musiciens de son temps, d'abord comme madrigaliste (il a laissé cent quatre-vingt-dix-sept pièces à trois, quatre et cinq voix), mais aussi comme musicien d'église, où il perpétue le style de Josquin Des Prés associé à l'influence de Willaert. Dans les deux cas, son chromatisme exacerbé a fortement aidé « à libérer le chant du vieux système modal » (N. Bridgmann). Aussi bien, ses contemporains lui reconnurent un véritable rôle de chef de file, n'hésitant pas à le saluer du surnom de « Cipriano il divino ».