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Pierre Rode

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Violoniste et compositeur français (Bordeaux 1774 – château de Bourbon 1830).

Il reçoit à l'âge de six ans ses premières leçons de Fauvel aîné, donne ses premiers concerts en 1786 et devient, l'année suivante, à Paris, l'élève préféré de Viotti, dont il crée le 13e Concerto en 1790 pour ses débuts parisiens. Chef de pupitre des seconds violons de l'orchestre du théâtre Feydeau, il participe en 1794 aux concerts de la Semaine sainte et accompagne en tournée le chanteur Garat. C'est le début d'une vie de voyages, entrecoupée de séjours parisiens et de nominations importantes : professeur de violon au Conservatoire nouvellement créé (1795), violon solo de l'Opéra (1799), violon solo de la Musique personnelle de Bonaparte (1800), et de succès couronnant les interprétations de ses œuvres et de celles de Viotti.

Expulsé d'Angleterre avec ce dernier pour raisons politiques (1798), il se lie d'amitié à Madrid avec Boccherini et fait un long séjour à Saint-Pétersbourg de 1803 à 1808, comme violon solo de l'orchestre de la cour. Devant l'accueil maussade du public parisien à son retour en 1808, il repart, crée à Vienne la sonate op. 96 pour violon et piano de Beethoven (1812), se marie à Berlin (1814), compose ses 12e et 13e concertos, écrit 24 caprices pour le violon ainsi que 12 études, et, après un essai infructueux à Paris en 1828, cesse de jouer et meurt deux ans plus tard paralysé. Rode est le père de l'école française de violon. La virtuosité nerveuse et élégante de son jeu est à l'image d'une œuvre brillante, encore utilisée comme matière à étude par les violonistes. Il a laissé également une méthode de violon (réalisée avec Baillot et Kreutzer) adoptée par le Conservatoire dès 1803.