En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Paul Méfano

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur français (Bassora, Iraq, 1937).

Il a fait ses études d'abord à l'École normale de musique de Paris dans la classe d'Andrée Vaurabourg-Honegger, puis au Conservatoire de Paris, notamment avec Darius Milhaud (composition) et Olivier Messiaen (analyse), de 1960 à 1964. Il a aussi suivi l'enseignement de Pierre Boulez à l'Académie de musique de Bâle (composition, analyse et direction d'orchestre), de Karlheinz Stockhausen et de Henri Pousseur. Ses premières œuvres témoignent d'une assimilation en profondeur de l'esthétique de Pierre Boulez. Ce sont Incidences pour orchestre et piano (1960 ; rév., 1966, création à Paris, 1967) ; Quadrature pour chœurs et orchestre (1960-61) ; Madrigal pour 3 voix de femmes et petit ensemble, d'après Paul Eluard (1962, création à Royan, 1972) ; Mélodies pour soprano et divers ensembles de chambre (1962-63, création à Royan, 1974) ; et Paraboles pour soprano dramatique et ensemble de chambre, d'après Yves Bonnefoy (1964, création à Paris, 1965). Suivirent Interférences pour cor principal, piano et ensemble de chambre, ouvrage dédié à Olivier Messiaen (1966, création à Royan la même année) ; Aurelia pour 70 amateurs (1970), et Lignes pour voix de basse noble, cuivres, percussions, basson et contrebasse amplifiée, sur un texte du compositeur (1968, création la même année à Royan).

De 1966 à 1968, Méfano fut artiste en résidence aux États-Unis, ce qui lui permit d'étudier la musique javanaise et balinaise à l'université de Californie (Los Angeles), et, en 1968-69, il séjourna à Berlin. Revenu en France, il composa la Cérémonie pour haute-contre, baryton, soprano, 3 groupes d'orchestre et chœurs parlés (1970, création à Royan la même année). Suivirent Old Œdip, œuvre théâtrale pour 2 récitants et bande magnétique (1970), Intersection, musique électronique à 6 pistes (1970, création aux Semaines de musique contemporaine d'Orléans, 1971), Bi-Function pour 2 musiciens, appareillage électroacoustique, bande magnétique et modulateur à anneaux (1971), la Messe des voleurs… les voleurs de messe pour 4 voix solistes, 3 cuivres, 3 bois, 3 cordes, 3 percussions, orgue Hammond, magnétophone à 6 pistes, appareillage électroacoustique et modulateur à anneaux (1972, création à Royan la même année), Would you like it pour 12 instrumentistes (1972), et Signes/Oubli pour 20 musiciens (1972, création à Metz la même année).

En 1971, Méfano créa le Collectif musical international 2e2m, ce qui lui a permis de mener depuis, en tant qu'animateur, professeur et chef d'orchestre, de multiples actions en faveur de la musique contemporaine, notamment à Champigny. À la tête de cet ensemble, il a joué un rôle essentiel pour imposer à Paris et à l'étranger de jeunes compositeurs qui avaient été révélés au festival de Royan à partir de 1973, comme Brian Ferneyhough, Giuseppe Sinopoli, Hugues Dufourt ou Philippe Manoury. Parallèlement, il a poursuivi ses activités de créateur avec, entre autres, N pour flûte seule, appareillage électroacoustique et modulateurs à anneaux (1973, création la même année à Champigny), They pour un chanteur (enregistrement d'une voix seule superposée en 12 pistes magnétiques, 1974), Ondes/Espaces mouvants pour 10 instrumentistes (1975, création à Metz la même année ; rév., 1976), Éventails pour flûte basse amplifiée (1976), Mouvement calme pour quatuor à cordes (1976), Placebo Domino in regione vivorum, motet à 6 voix (1976), À Bruno Maderna pour cordes et bandes magnétiques (1974 ; création 1977), Périples, pour saxophone(s), pour les soixante-dix ans d'Olivier Messiaen (1978), Gradiva, pour flûte octobasse et bande magnétique (1978), Micromégas, opéra de chambre d'après Voltaire (1979, créé à Avignon en 1988), et Traits suspendus, pour flûte contrebasse amplifiée (1980), Voyager pour orchestre (1989), Dragonbass pour voix de basse, deux saxophones et dispositif électroacoustique (1993).