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François-Bernard Mâche

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur français (Clermont-Ferrand 1935).

Après avoir obtenu des prix de piano (1951) et d'harmonie (1952) au conservatoire de sa ville natale, il entra à l'École normale supérieure (1955) et obtint son agrégation ès lettres (1958). La même année, il entra au Groupe de recherches musicales de Pierre Schaeffer, où il devait rester jusqu'en 1963, et au Conservatoire de Paris, où il travailla avec Olivier Messiaen. À partir de 1959, il participa à la réalisation des premiers films expérimentaux du Service de la recherche, et, en 1960, obtint le prix de philosophie de la musique dans la classe d'O. Messiaen. Il fut successivement professeur de lettres à Chartres (1962), à Neuilly-sur-Seine (1963) et en classes terminales et préparatoires au lycée Louis-le-Grand à Paris (depuis 1968). Chroniqueur musical à la Nouvelle Revue française (à partir de 1969), il effectua un voyage dans le sud-est asiatique, en particulier à Java et à Bali, en 1972, et a obtenu un doctorat d'État (en esthétique) en 1980. Opposé par tempérament aux courants postsériels, présentés comme des « combinaisons très complexes, sans rapports au réel », il s'attache à des données purement sensorielles, utilisant d'une part des langues inconnues de lui, considérées comme des matériaux purement sonores, et d'autre part des sons/bruits enregistrés à l'état brut, sans aucune manipulation. Il n'en reconnaît pas moins l'apport considérable de la musique concrète, « intrusion de sons mal élevés… qui n'avaient pas droit de cité ». On lui doit notamment Duo pour violon et piano, première œuvre de lui jouée au concert (1957) ; Prélude pour 3 pistes magnétiques (1959) et Lanterne magique pour 2 pistes magnétiques (1959) ; Safous Mélé, cantate pour 9 instruments, chœur de voix de femmes et voix d'alto (1959) ; la Peau du silence pour orchestre, commande du Service de la recherche (première version 1961-62 pour 30 exécutants, deuxième version 1964-1966 pour 110 exécutants, troisième version 1970 pour 83 exécutants) ; le Son d'une voix pour 16 instruments (1964) ; Nuit blanche pour 2 pistes magnétiques et récitant sur un texte d'Antonin Artaud (1966) ; Répliques, expérience orchestrale avec participation du public muni d'appeaux (1969, création la même année au festival de Royan) ; Rituel d'oubli pour 20 instruments et 2 pistes magnétiques (1969) ; Danaé pour 12 voix mixtes et 1 percussionniste (1970) ; Kemit pour darbouka ou zarb solo (1970, création au festival de Royan de 1973) ; Agiba pour 2 pistes magnétiques (1971) ; Rambaramb pour orchestre, piano solo et bande magnétique (1972) ; Temes Nevinbür pour 2 pianos, 2 percussions et 2 pistes magnétiques (1973, création la même année au festival de Royan) ; Naluan pour 8 instruments et 2 pistes magnétiques (1974) ; le Jonc à trois glumes pour orchestre (1974) ; Marae pour 6 percussions et 2 pistes magnétiques (1974) ; Solstice pour clavecin et orgue positif (1975) ; Da Capo, œuvre de théâtre musical créée au festival d'Avignon de 1976 ; Kassandra pour orchestre et bande magnétique (1977) ; les Mangeurs d'ombre, œuvre de théâtre musical (1979) ; Aera pour 6 percussions (1979) ; Amorgos pour 12 instruments et bande magnétique (1979) ; Andromède pour double chœur, 3 pianos et orchestre (1979, créé en 1980) ; Temboctou, œuvre-spectacle créée en 1982 ; Eridan pour quatuor à cordes (créé à Radio France en 1987), Cassiopée pour chœur mixte et 2 percussions (1988), Khnoum pour percussion (1990), Athanor pour dix instruments (1991).