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Jean Joseph Mouret

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur français (Avignon 1682 – Charenton 1738).

Son père était violoniste amateur. Mouret fit ses études musicales à la maîtrise de Notre-Dame-des-Doms à Avignon, où Rameau fut organiste pendant quelques mois en 1702. Arrivé à Paris en 1707, Mouret devint maître de la musique chez le maréchal de Noailles, et bientôt surintendant de la musique à la cour de Sceaux, chez Mme du Maine. Il participa aux divertissements musicaux des Nuits de Sceaux avec Marchand, Bernier et Clin de Blamont (1714-15). En 1714, son opéra les Festes ou le Triomphe de Thalie fut représenté à l'Opéra avec succès. La même année, Mouret y fut nommé chef d'orchestre, poste qu'il occupa jusqu'en 1718. Il devint en 1716 directeur de la musique au Théâtre-Italien, qui venait de rouvrir ses portes. En 1720, il entra comme chantre à la Chambre du roi. En 1722, il fut chargé d'organiser les fêtes musicales pour le couronnement de Louis XV. De 1728 à 1731, il fut directeur du Concert spirituel des Tuileries. Malgré cette carrière bien remplie, Mouret mourut dans la misère et la folie chez les pères de la Charité à Charenton.

Ses œuvres, de tradition française, ont connu des fortunes diverses : échec pour la tragédie Ariane et le ballet les Grâces ; succès pour les Festes et pour les ballets les Amours des dieux et le Triomphe des sens. Surnommé le « musicien des grâces », Mouret représente, entre Lully et Rameau, une musique plus divertissante, marquée par une recherche de la synthèse entre les goûts français et italien, qui s'exprime en particulier dans ses nombreux Divertissements pour le Théâtre-Italien. Il excella dans les Airs sérieux et à boire, ainsi que dans les cantates et les cantatilles, à l'instar de son contemporain Campra.