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Philippede Monte

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur flamand (Malines 1521 – Prague 1603).

Nous ignorons tout de sa vie avant 1542, date à laquelle il est au service de Cosme Pinelli à Naples. Après ses années de formation et de jeunesse en Italie, il entre (1554-55) dans la Chapelle anglaise de Philippe II d'Espagne (qui avait épousé Marie Tudor) à Londres, s'y liant d'amitié avec William Byrd. Puis il passe trente-cinq ans (1568-1603) à Vienne ou à Prague comme maître de chapelle de la cour impériale sous Maximilien II et Rodolphe II. Il maintient néanmoins des rapports suivis avec son pays où il recrute des musiciens, est nommé trésorier (1572) puis chanoine de la cathédrale de Cambrai (1577).

On a souvent comparé Monte et Lassus : tous deux ont la même formation nordique et italienne, la même destinée (Lassus restera trente-huit ans à la cour de Munich) ; tous deux maîtrisent à merveille cette technique contrapuntique de la tradition franco-flamande et ont subi l'influence du madrigal. Mais Monte est peu attiré par l'expression symbolique, la peinture du détail et le chromatisme. Plus de 1 000 madrigaux témoignent de son goût de la clarté et d'une émotion retenue. Notons, d'autre part, la publication en 1575 d'un livre des Sonnets de Ronsard, bien éloigné des chansons du style nouveau et des tentatives humanistes. L'importance de ses œuvres et de ses apports personnels, mais aussi l'habileté avec laquelle il sait tirer parti des modèles traditionnels, notamment dans le genre du motet et de la messe-parodie, à laquelle il donne une nouvelle dimension, lui confèrent une place de choix aux côtés de Palestrina et de Lassus.