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Ilhan Mimaroglu

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur turc (Istanbul 1926).

D'abord critique musical dans son pays d'origine, il réside à New York depuis 1955 et y a réalisé, dans les studios de l'université Columbia Princeton, une production électroacoustique abondante et suivie. Il est un des rares compositeurs vivant aux États-Unis à s'être investi entièrement dans la musique pour bande magnétique, et à en avoir une conception engagée et personnelle, la considérant comme un art analogue au cinéma, qu'il oppose à la musique instrumentale plus proche, elle, du théâtre. Dans une grande partie de son œuvre (Préludes, Études visuelles, Hyperboles, les Ailes du démon délirant, la Ruche, Coucou Bazar, pour l'exposition de son ami Dubuffet, etc.), il joue surtout avec les couleurs et les textures sonores, en plasticien et en rythmicien séduisant, mais ses productions récentes se présentent comme de la musique politique, de l'« agit-pop-music », mêlant des éléments de musique vocale et instrumentale enregistrés (et écrits par l'auteur) à des sons électroacoustiques et à des textes de Mao, Allende, Che Guevara, etc., en une fusion audacieuse, sur le support unique de la bande magnétique, des matériaux et des styles. Comme exemple de cette tendance, citons : Sing me a song of Song My, avec le quintette de jazz de Freddie Hubbard (1971), Tract (1972-1974) et To Kill a Sunrise (1974). Dans le genre difficile de la « musique à message », Miraroglu sait atteindre, notamment avec son Tract, à une grande puissance d'émotion, à un souffle lyrique et chaleureux.