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André Messager

René Pean, lithographie pour Véronique
René Pean, lithographie pour Véronique

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur et chef d'orchestre français (Montluçon 1853 – Paris 1929).

Il fit ses études classiques tout en travaillant le piano depuis l'âge de sept ans. À seize ans, il vint à Paris étudier la musique à l'école Niedermeyer dans les classes de Loret (orgue) et de Gigout (harmonie). Il s'y lia avec Saint-Saëns et Fauré. Il succéda à ce dernier à l'orgue de chœur de Saint-Sulpice, dès sa sortie de l'école en 1874. L'année suivante, sa Symphonie en « la » reçut le prix de la Société des compositeurs. En 1876, il obtint le prix de la Ville de Paris pour sa scène dramatique Prométhée enchaîné. Il fut successivement chef d'orchestre aux Folies-Bergère (1878), à l'Éden-Théâtre de Bruxelles (1880), mais il revint bientôt à Paris pour occuper les postes d'organiste à l'église Saint-Paul – Saint-Louis (1881) et de maître de chapelle à l'église Sainte-Marie des Batignolles (1882). En 1883, à la demande de l'éditeur Énoch, il termina une opérette inachevée de Firmin Bernicat, François les Bas-bleus. Son succès amena Messager à s'intéresser au répertoire lyrique. En 1885, il fit représenter à Paris la Fauvette du temple, et, en 1886, le ballet les Deux Pigeons, premiers ouvrages d'une longue série qui devait connaître certains succès comme la Basoche (1890), les P'tites Michu (1897), Véronique (1898), restée la plus populaire de nos jours, ou Fortunio (1907), partitions claires, élégantes, et possédant un charme réel. Parallèlement à son activité créatrice, il poursuivit sa carrière d'interprète. Il fut directeur de la musique à l'Opéra-Comique (1898-1904), puis à Covent Garden de Londres, avant de prendre, à Paris, la direction de la Société des concerts du Conservatoire (1908), puis celle de l'Opéra, en association avec Broussan. Il y dirigea les représentations du Crépuscule des dieux, de Salomé et de Parsifal. En 1919, il revint, pour deux saisons, salle Favart pour y créer la Rôtisserie de la reine Pédauque de Lévadé. Comme chef d'orchestre, il possédait les qualités précieuses pour le théâtre : la netteté, la sûreté et le souci de l'accompagnement nuancé. Il collabora avec Sacha Guitry pour l'opéra l'Amour masqué (1923) et écrivit la musique de scène pour sa pièce Debureau (1926).