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abbé Marin Mersenne

Abbé Marin Mersenne
Abbé Marin Mersenne

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Philosophe et théoricien français (La Soultière, Maine, 1588 – Paris 1648).

Il commence ses études à partir de 1604 au collège des jésuites à La Flèche et les poursuit à Paris, où il s'installe en 1609. En 1611, il devient membre de l'ordre des Minimes et entre au monastère de la place Royale à Paris. Mis à part ses voyages à travers la France, puis aux Pays-Bas et en Italie, Mersenne passe la majeure partie de sa vie dans la capitale. En dehors de son œuvre de philosophe, de sa correspondance avec Descartes et bien d'autres penseurs, sa contribution la plus importante à la musique reste le vaste ouvrage Harmonie universelle, publié à Paris en 1636-37 (rééd. en fac-similé par le C.N.R.S., 1963, nouv. rééd., 1972). Organisée en 19 Livres de musique, l'Harmonie universelle, traite de la nature des sons, de l'acoustique, de la voix, des ornements du chant, des consonances et dissonances, des modes et de la composition. Enfin, une grande partie de l'ouvrage est consacrée aux instruments. Les exemples musicaux sont nombreux et sagement tirés de l'œuvre d'éminents auteurs : ceux du passé (Le Jeune, Mauduit), ceux du présent (Moulinié, A. Boesset). Cela reflète le respect de Mersenne pour les anciens et pour la tradition zarlinienne, en même temps que son acceptation des idées nouvelles. Comme il a servi de lien entre les différents philosophes, Mersenne se situe en musique au carrefour de la Renaissance et de l'époque baroque.