En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Ivo Malec

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur yougoslave (Zagreb 1925).

Il fait des études traditionnelles au conservatoire et à l'université de sa ville natale. Après quelques voyages en France, il s'y fixe en 1959 et, s'associant aux travaux du Groupe de musique concrète (qui deviendra le G. R. M.) de Pierre Schaeffer, il s'oriente délibérément vers la musique électroacoustique. Cette option, dit-il, « a fait basculer sa façon d'écrire, et changé totalement son approche du phénomène sonore ». Il a aussi appliqué à la musique instrumentale certaines méthodes acquises en « manipulant » du son en studio. Ayant d'autre part constaté les blocages des instrumentistes face à la complexité grandissante de l'écriture, il inaugure avec eux un nouveau mode de travail, les faisant participer à l'élaboration de l'œuvre sans qu'il s'agisse pour autant d'improvisation : il divise par exemple un grand ensemble en petites cellules agissant de manière autonome (avec toutefois un responsable), le compositeur coordonnant le tout. Cette démarche peut, selon lui, apporter des changements fondamentaux dans le comportement des musiciens, et surtout dans la manière d'aborder la composition. En dehors de son activité principale, Malec pratique la direction d'orchestre et a enseigné la composition au Conservatoire national de Paris de 1972 à 1990.

On lui doit : des musiques électroacoustiques dont Luminétudes (1968), Bizarra (1972), Triola (1978), Recitativo (1980, œuvre composée à l'aide de l'ordinateur) ; des œuvres instrumentales comme Miniatures pour Lewis Caroll pour flûte, harpe et percussions (1964), Arco 11 pour onze cordes (1975), Arco 22 pour 22 cordes (1976), et Ottava alta pour violon et grand orchestre (1981) ; des musiques mixtes comme Lumina pour douze cordes et bande magnétique (1968), Cantate pour elle pour voix de soprano, harpe et bande (1966). Citons aussi : Dodécaméron pour douze voix solistes (1970) ; Vox, vocis f. pour 3 voix de femme et 9 instruments (1979) ; une tentative de théâtre musical d'après Victor Hugo, Un contre tous (Avignon, 1971) ; Actuor (1973) donné à Lyon en ballet avec les Percussions de Strasbourg, Exemples pour orchestre (1988) ; Artemisia pour bande (1991), Doppio coro pour ensemble (1993). Malec a su réaliser avec un bonheur toujours renouvelé une synthèse entre les nouvelles techniques et l'emploi de la lutherie traditionnelle.