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Míča

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Famille de musiciens tchèques.

František Václav, chanteur et compositeur (Třebíč 1694 – Jaroměřice 1744). Cinquième fils de l'organiste Mikuláš Míča, František Václav fut à partir de 1722 le maître de chapelle du comte Jean Adam Questenberk au château de Jaroměřice en Moravie (1717-1744). Les récents travaux du professeur Helfert ont redonné à Míča la paternité de deux manuscrits d'opéras, L'Origine di Jaromeritz in Moravia (1730) et Operosa terni Colossi Moles (1735). Mais la magnifique symphonie en majeur publiée à Prague sous son nom en 1946, et devenue célèbre à cause de ses traits considérés à tort ou à raison comme d'avant-garde, est en toute probabilité de son neveu, et donc plus tardive qu'on ne l'avait cru.

František Adam Jan, compositeur tchèque (Jaroměřice 1746 – Lwów 1811). Neveu du précédent, il fit des études de droit à Vienne, s'ouvrant ainsi une carrière dans l'administration impériale autrichienne, il écrivit de nombreuses œuvres de chambre. Secrétaire de province à Graz, il devint un des compositeurs favoris de l'empereur Joseph II, pour lequel il composa de nombreux quatuors à cordes (14 manuscrits actuellement retrouvés). Il fit la connaissance de Mozart à Vienne, lequel appréciait fort ses compositions. La fraîcheur mélodique, presque mozartienne, de son œuvre le fit comparer avec F.-X. Richter. Sa modestie semble avoir été la cause de l'absence de toute édition, de son vivant, d'un catalogue non négligeable. Il termina sa vie en Pologne dans un relatif isolement.