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musique des Incas

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Les témoignages qu'on a pu recueillir sur la musique des Incas et ses survivances proviennent des descendants directs de sujets anciennement soumis à la famille royale qui formaient encore, au début du xxe siècle, les quatre cinquièmes de la population du Pérou, de la Bolivie et de l'Équateur. Les flûtes en os et les antaras à six tubes jumelés, permettant les microtons, qu'on a découverts dans les sépultures précolombiennes, se retrouvent chez les peuplades de la Sierra, qui ont mis un point d'honneur à perpétuer la tradition musicale de leurs ancêtres, chants et lignes mélodiques en général sobres et mélancoliques, et dont l'esprit a su résister aux influences espagnole et noire.

Essentiellement monodique, la musique des Incas tournait autour de deux accords parfaits, majeur et mineur, situés à une tierce l'un de l'autre et parfois reliés par une note de passage. À l'intérieur du pentaphone ainsi réalisé, les Incas employaient des intervalles très variés et souvent inattendus (septième mineure ou dixième en deux sauts inégaux).

Les chants de circonstance ou de participation à un rituel, chants d'amour (harawi), d'adieu (cacharpari), de joie (haylli) ou de mélancolie qui se sont transmis oralement de génération en génération, ont conservé, en dépit de modifications inévitables, l'essentiel de ce qu'ils étaient au cœur de la civilisation qui les vit naître.