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Robert Franz

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur allemand (Halle 1815 – id. 1892).

De son vrai nom Robert Knauth, issu d'une famille de riches commerçants, il ne put faire qu'à l'âge de vingt ans des études musicales sérieuses, qu'il mena à Dessau de 1835 à 1837. De retour à Halle, il végéta jusqu'en 1841 : nommé organiste de la Ulrichskirche, et en 1842 chef de la Singakademie, il publia en 1843 son premier recueil de douze lieder pour chant et piano, qui attira aussitôt l'attention de Schumann, puis de Mendelssohn, de Liszt et de Wagner. Il écrivit quelque 350 lieder jusqu'en 1858, date à laquelle sa surdité l'obligea à renoncer à la composition ainsi qu'à la charge de directeur de la musique à l'université qu'il occupait depuis 1851. Les vingt dernières années de sa vie auraient été difficiles sans l'aide généreuse de ses amis et admirateurs, au premier rang desquels Liszt joua un rôle déterminant. Franz publia encore des transcriptions d'œuvres de son compatriote Haendel et de J.-S. Bach. À part quelques œuvres religieuses pour chœur, sa production originale consiste uniquement en ses lieder, tous écrits pour mezzo-soprano. À l'image de la modestie et de la pudeur de Franz, ils n'ont guère d'ampleur, de développement. Mais l'invention mélodique, même tenue volontairement dans un étroit carcan, est variée, pleine de charme. L'écriture, claire et élégante, est exactement adaptée aux textes, choisis avec soin (Goethe, Heine, Eichendorff, Lenau, Osterwald, etc.). Certaines de ces pièces, malgré leur dimension réduite, atteignent à la grandeur : Die Lotosblume (la plus achevée aux yeux du compositeur), Mutter, o sing mich zur Ruh, Bitte, Wonne der Wehmuth.