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Alberto Franchetti

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur italien (Turin 1860 – Viareggio 1942).

Issu d'une famille noble et aisée, il étudia, malgré l'interdit paternel, à Turin, Venise et Dresde, s'imprégnant d'une culture germanique qui transparaît clairement dans sa Symphonie en « mi » mineur (1886) et dans son opéra Asraël (1888), dont son père se décida alors à financer une somptueuse production qui fit le tour du monde. Verdi le signala aux Génois, qui lui attribuèrent la commande officielle de l'opéra Cristoforo Colombo (1892), où l'épopée s'effaçait souvent derrière la peinture des sentiments de Colomb. Une même attitude vériste se retrouve dans Germania (1902), cependant que Franchetti laissait libre cours à son tempérament de symphoniste dans ses poèmes orchestraux Loreley et Nella Silva nera. D'Annunzio révisa à son intention sa Figlia di Jorio (1906), œuvre dans laquelle le musicien voulait revenir « à la pure mélodie italienne ». Des ouvrages mineurs suivirent, et, après avoir assumé quelque temps la direction du conservatoire de Florence, Franchetti quitta la vie musicale en 1928. Plus proche de Boito, Catalani ou Smareglia que des véritables auteurs véristes, Franchetti a sans doute manqué d'une inspiration musicale à la hauteur de ses ambitions philosophiques et de sa science d'écriture.