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Alphonse Diepenbrock

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur néerlandais (Amsterdam 1862 – id. 1921).

Docteur de l'université d'Amsterdam, mais autodidacte en musique, il étudia seul les chorals de Bach, les quatuors de Beethoven, les œuvres de Palestrina et des maîtres du xvie siècle, en particulier de Sweelinck. Professeur de latin et de grec à Bois-le-Duc, il commença à composer dans un style personnel où une mélodie librement issue du grégorien rejoint la solide facture de Bach (Missa in die festo, 1890). Peu après, la découverte du chromatisme wagnérien l'orienta vers une nouvelle syntaxe grâce à laquelle il put faire écho à ses goûts littéraires (Hölderlin, Novalis, Nietzsche) dans de nombreuses pages chorales qui ne sont pas sans grandeur. En 1910 enfin, et après qu'il eut découvert Franck et Fauré, Debussy contribua à l'éloigner de Wagner, et le contact avec la poésie française (de Baudelaire à Verlaine) fut à l'origine de mélodies marquées par l'influence impressionniste. Ses dernières partitions sont des musiques de scène, également influencées par Debussy, et où il renouait avec son humanisme féru d'Antiquité (les Oiseaux, Électre).

Il est le premier compositeur d'envergure dans son pays depuis Sweelinck, et le premier Néerlandais qui ait pris une part entière aux mouvements intellectuels européens de son temps. Mahler était son ami et Schönberg le tenait en haute estime. Bien que n'ayant eu aucun disciple, il eut une influence considérable sur le développement de la musique de son pays.