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Anton Diabelli

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur et éditeur autrichien (Mattsee, près de Salzbourg, 1781 – Vienne 1858).

Il fit ses premières études musicales avec son père, fut élève au collège bénédictin de Michaelbeuren, chanta à la chapelle de Salzbourg où il rencontra Michael Haydn, avec qui il perfectionna sa formation musicale. En 1803, après avoir fréquenté quelque temps le collège cistercien de Raitenhaslach, il alla s'établir à Vienne, où il se fit rapidement apprécier comme professeur de musique (piano et guitare). En 1818, s'associant avec Peter Cappi, il fonda une maison d'éditions musicales, qui publia notamment les œuvres de Schubert, et racheta les fonds de plusieurs autres éditions, dont celle de Johann Traeg. En 1852, elle fut reprise par C. A. Spina et plus tard, après la mort de Diabelli, par F. Schreiber en 1872. Ses activités de pédagogue et d'éditeur n'empêchèrent pas Diabelli d'être un compositeur fécond, à l'inspiration spontanée et agréable, quoique imitative et sans grande envergure. Ses nombreuses pièces, sonatines, arrangements pour piano, violon ou guitare continuent à faire partie du répertoire des musiciens débutants. Il écrivit aussi beaucoup de musique religieuse (chœurs, messes, offertoires), ainsi que des singspiele. Mais s'il acquit une certaine célébrité, c'est moins grâce à ses propres œuvres que grâce à Beethoven, qui écrivit sur une de ses valses son plus important cycle de variations (33 Variations sur une valse de Diabelli op. 120, 1822-23), répondant ainsi à une proposition que Diabelli avait lancée à de nombreux compositeurs de son temps pour rentabiliser sa maison d'édition.