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Léo Delibes

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur français (Saint-Germain-du-Val 1836 – Paris 1891).

Ayant montré de bonne heure des dispositions pour le chant, il fit partie de plusieurs chorales avant d'entrer à l'âge de douze ans au Conservatoire de Paris. Après y avoir obtenu en deux ans un premier prix de solfège, il y étudia le piano, l'orgue, l'harmonium et la composition (classes de Le Couppey, Benoist, Bazin et A. Adam). Il commença à travailler comme accompagnateur au Théâtre-Lyrique et comme organiste à Saint-Pierre de Chaillot, tout en donnant des leçons particulières. En 1855, il composa une opérette sur un texte de J. Moinaux, Deux Sous de charbon, représentée au théâtre des Folies-Nouvelles. Il continua à pratiquer ce genre assez régulièrement jusqu'en 1869 et composa une quinzaine d'opérettes, la plupart représentées au théâtre des Bouffes-Parisiens, parmi lesquelles Six Demoiselles à marier (1856), l'Omelette à la Follembuche (1859), les Musiciens de l'orchestre (1861), le Serpent à plumes (1864), Malbrough s'en va-t-en guerre (1868), cette dernière œuvre écrite en collaboration avec Bizet, Jonas et Legouix. En même temps, il commença à écrire des opéras-comiques pour le Théâtre-Lyrique (Maître Griffard, 1857 ; le Jardinier et son seigneur, 1863).

Son engagement à l'opéra, en 1863, en qualité d'accompagnateur, puis de chef de chœur, lui ouvrit des possibilités nouvelles. En 1866, il écrivit, en collaboration avec le compositeur polonais Minkus, son premier ballet, la Source, sur un sujet oriental de Ch. Nuitter, avec une chorégraphie de A. Saint-Léon. Le succès de la Source, reprise à l'étranger sous divers titres (La Sorgente, en Italie ; Naïla, en Allemagne), prouva que Delibes possédait un sens naturel de l'esthétique chorégraphique. L'année suivante, il composa un divertissement, le Pas des fleurs, pour la reprise du Corsaire de son maître Adam. En 1870, Coppélia d'après un conte de Hoffmann, l'Homme au sable, lui assure l'immortalité dans le domaine du ballet. C'est, avec Sylvia (1876), l'une de ses rares œuvres qui continuent à tenir l'affiche de nos jours.

Dans le répertoire lyrique, les compositions les plus valables de Delibes sont Le roi l'a dit (Opéra-Comique, 1873), et surtout Lakmé (ibid. 1883), qui doit sa popularité au charme sentimental et exotique de son sujet hindou, autant qu'à son coloris, son invention mélodique et la souplesse de son écriture vocale. En 1882, Delibes a écrit une série de danses pour la reprise de la pièce de Victor Hugo Le roi s'amuse (ce même texte avait servi de base au livret de Rigoletto de Verdi). Son dernier opéra, Kassya, laissé inachevé, fut terminé et orchestré par Massenet. Delibes était également l'auteur de nombreuses œuvres vocales profanes et religieuses, aujourd'hui à peu près oubliées.