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Antoine Dauvergne ou Antoine d'Auvergne

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Violoniste et compositeur français (Moulins 1713 – Lyon 1797).

Violoniste comme son père, il entra, en 1741, en tant qu'instrumentiste dans la musique de la Chambre du roi, puis en 1744 dans l'orchestre de l'Opéra. Dès 1739, lors de la publication de ses sonates pour un et deux violons, il s'était fait également connaître comme compositeur. En 1751 furent donnés ses concerts de symphonies à quatre parties et, l'année suivante, son premier opéra, les Amours de Tempé, dont le succès allait déterminer sa carrière dramatique. Jusqu'en 1771, il écrivit une dizaine d'ouvrages lyriques, qui firent de lui un artiste de renom. Des postes honorifiques lui furent confiés : en 1755, celui de compositeur et maître de musique de la Chambre ; en 1762, celui de codirecteur du Concert spirituel ­ qui lui donna l'occasion de faire exécuter des motets de sa composition ; en 1764, celui de surintendant de la musique ; et à trois reprises, entre 1769 et 1790, celui de directeur de l'Opéra. Ses œuvres théâtrales ne furent cependant pas toujours bien accueillies, notamment celles composées sur des livrets qui avaient déjà été mis en musique par ses prédécesseurs à l'Académie royale de musique, comme Énée et Lavinie (1758), Canente (1760) ou la Vénitienne (1768). L'opéra-comique, genre dont il fut l'un des créateurs, semblait lui convenir davantage que l'opéra. Dans son intermède à l'italienne les Troqueurs (1753), il sut allier les styles français et italien, mais, contrairement à ce qui devait caractériser l'opéra-comique français, les récitatifs y étaient chantés et non parlés.