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Marc-André Dalbavie

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur et chef d'orchestre français (Neuilly-sur-Seine 1961).

Il commence très tôt des études de piano et remporte à dix ans le Concours général de France. Au Conservatoire de Paris, il travaille la composition avec Michel Philippot et l'orchestration avec Betsy Jolas. Il prend des cours avec John Cage à Londres (1980) et avec Franco Donatoni à Sienne (1984). Entre 1983 et 1985, il suit les cours de Tristan Murail. Dalbavie, qui appartient depuis 1985 au département de la recherche musicale de l'I.R.C.A.M., fait partie d'une génération qui s'est vite familiarisée avec l'ordinateur et en a tiré toutes les conséquences. Il parle souvent du rôle stimulateur que jouent l'informatique et l'outillage électronique, mais trouve aussi que « l'univers technologique est déjà insuffisant » pour l'imagination des compositeurs de sa génération. Dans les Paradis mécaniques pour onze instruments (1982-83), Dalbavie travaille avec des « accords/timbres », la trame de l'œuvre étant constituée par la transformation progressive des objets dans le temps. Des images sonores spécifiques au monde de l'informatique musicale sont appropriées par l'écriture purement instrumentale. Dans Interludes pour violon solo (1987), il poursuit une abstraction radicale du jeu de l'instrument, débarrassé pour l'occasion de toute rhétorique ou expressivité. On lui doit aussi les Miroirs transparents pour orchestre (1985), Diadèmes pour alto principal transformé, ensemble instrumental et ensemble électronique, Instances pour chœur, orchestre et dispositif électronique (1991), Seuils pour soprano, orchestre et dispositif électronique. Il a reçu plusieurs prix de composition, dont celui de la S.A.C.E.M. (1985).