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Judas Colonna, dit Édouard Colonne

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Violoniste et chef d'orchestre français (Bordeaux 1838 – Paris 1910).

Issu d'une famille nombreuse, peu fortunée, il sut s'imposer par sa ténacité. Élève, au Conservatoire de Paris, de Narcisse Girard, Elwart et Ambroise Thomas, il obtint ses prix d'harmonie en 1858 et de violon en 1863. Mais il était déjà premier violon dans l'orchestre Pasdeloup. Il entra alors à l'orchestre de l'Opéra. Participant à une tournée de concerts aux États-Unis, il y eut l'occasion de faire ses débuts de chef d'orchestre. De retour à Paris, il fonda, en 1873, avec le concours de l'éditeur Hartmann, le Concert national, installé au théâtre de l'Odéon et où furent créés, l'année suivante, sous sa direction, les Erinyes et Marie-Magdeleine de Massenet. En 1874, le Concert national devint l'Association artistique et se transporta au Châtelet, où il prit plus tard le nom de Concerts Colonne. Promu chef à l'Opéra (1891), Édouard Colonne y conduisit Lohengrin debout, ce qui était alors une nouveauté dans la direction d'un ouvrage lyrique. Il devait notamment créer au Palais Garnier Samson et Dalila de Saint-Saëns et la Walkyrie de Wagner.

Chef aux interprétations chaleureuses, Colonne joua un grand rôle dans la formation musicale de sa génération, grâce à l'intérêt soutenu des programmes qu'il jouait, notamment à la tête de son association. Il travailla à imposer définitivement Berlioz, contribua à la diffusion de l'art de Wagner et Tchaïkovski et fit connaître aux Parisiens Bizet, Gounod, Saint-Saëns, Lalo et, plus tard, Chausson, Debussy et Gustave Charpentier.