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Colombie

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Une double influence, espagnole et italienne, a favorisé l'essor de la vie musicale en Colombie : depuis le xixe siècle, les Espagnols en ont dirigé les premières manifestations, imposant tour à tour les traditions de la musique religieuse, les villancicos et les tonadillas. Mais, également, un Italien, le jésuite José Dadey († 1620), fut le pédagogue le plus important de son temps ; et la révélation de l'opéra italien devait même, plus tard, influencer la musique populaire composée à Bogotá. À ces deux parrainages s'ajouta, après l'indépendance, celui de la musique française, grâce à José Maria Ponce de Léon (1846-1882), élève de Gounod, et, surtout, grâce à Guillermo Uribe Holguín (1880-1971), disciple à la Schola cantorum et véritable promoteur de l'école colombienne.

Malgré l'activité du conservatoire national de Bogotá et de ceux de Cali, Ibagne et Cartagène, la plupart des compositeurs ont été formés hors de Colombie : José Rozo Contreras à Vienne et à Rome, Jesús Bermúdez Silva à Madrid, Antonio Maria Valencia à Paris (à la Schola cantorum), Guillermo Espinosa à Milan, Adolfo Mejia et Carlos Posada Amador à Paris (chez Nadia Boulanger). L'orchestre du conservatoire de Bogotá a donné son premier concert en 1905. Cet orchestre fut à l'origine de l'Orchestre symphonique national.

Le folklore colombien (africain, espagnol et indien à la fois), d'une grande richesse, a influencé les danses et traditions musicales de ses voisins et, plus particulièrement, de l'Équateur.