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Paul Claudel

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Poète et auteur dramatique français (Villeneuve-sur-Fère 1868 – Paris 1955).

Il a reconnu sa dette envers Beethoven à qui il devait, disait-il, pour la formation de son art, autant qu'à Shakespeare et aux tragiques grecs. En se situant par rapport à Richard Wagner, le poète s'est efforcé d'établir de nouveaux liens entre la parole et le chant. Grâce à sa collaboration avec Darius Milhaud, commencée dès 1913 avec Agamemnon et Protée, poursuivie de 1915 à 1922 avec les Choéphores et les Euménides, puis en 1929 avec Christophe Colomb, Claudel a pu montrer comment la mélodie peut jaillir de la parole et la phrase du rythme élémentaire, de même que la poésie peut surgir de la réalité la plus grossière. Ses recherches ont abouti à substituer à l'esthétique traditionnelle du drame lyrique celle d'un théâtre musical mettant en jeu les formes les plus diverses de l'expression. La collaboration de Claudel et d'Arthur Honegger dans Jeanne au bûcher n'est pas moins importante : en se conformant strictement aux indications du poète, Honegger a composé l'une de ses plus grandes œuvres.

Livrets et arguments de ballets

l'Homme et son désir, ballet (1917) ; la Femme et son ombre, ballet (1923) ; Christophe Colomb, opéra (1929, créé en 1930) ; le Festin de la sagesse, oratorio dramatique (1934) ; Jeanne au bûcher, oratorio dramatique (1934) ; la Danse des morts, oratorio dramatique (1938).

Écrits sur la musique

Richard Wagner. Rêverie d'un poète français (1927) ; le Drame et la Musique (1930) ; le Poison wagnérien (1938) ; Sur la musique (1942) ; Hector Berlioz (1943) ; le « Beethoven » de Romain Rolland (1946) ; Arthur Honegger (1946) ; le Dauphiné sous l'archet de Berlioz (1949).