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Jean Calvin

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Réformateur français (Noyon 1509 – Genève 1564).

Alors qu'en Allemagne Luther réservait à la musique une large place dans le service sacré, Calvin lui assigna un rôle beaucoup plus étroit. Proscrivant l'usage de l'orgue et celui de la polyphonie, il n'admit à l'église que le chant à l'unisson, et le borna pour les textes (à quelques exceptions près) aux psaumes de l'Ancien Testament. Le premier recueil de chants de réformés de France, Aulcuns Pseaulmes et cantiques mys en chant, fut publié en 1539 à Strasbourg. Dans ce recueil se trouve le psaume LXVIII (le célèbre psaume « des Batailles ») dont la mélodie est de Mathias Greiter, musicien strasbourgeois. Le psautier huguenot, comprenant les 150 psaumes de David, fut achevé en 1562. Clément Marot et Théodore de Bèze, pour les textes, Loys Bourgeois, pour les chants, en furent les principaux auteurs. Calvin veilla à son unité et à son austérité. Il voulait que le chant des psaumes « ne soit ni léger ni volage, mais qu'il ait poids et majesté ». Sans doute n'a-t-il pas joué, dans l'histoire de la musique française, un rôle comparable à celui de Luther pour la musique allemande. Toutefois, c'est dans le climat spirituel du calvinisme que se sont développés, dès 1546, les psaumes polyphoniques qui, pour n'être pas destinés à l'église, n'en sont pas moins, sous les signatures de Pierre Certon, Loys Bourgeois, Claude Goudimel, Paschal de L'Estocart, Claude Le Jeune, des pages maîtresses de la musique religieuse française.